Transports

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Prix de l'essence

Les familles québécoises n'ont pas toujours le choix de prendre le transport en commun, et elles n'ont pas toutes les moyens de se payer un véhicule électrique. C'est pourquoi le Parti conservateur du Québec abrogera l'article 59 de la Loi sur la Régie de l'énergie et l'article 67 de la Loi sur les produits pétroliers qui, bien que bien intentionnés au départ, ne font que protéger les détaillants d'essence au détriment des consommateurs québécois, qui doivent payer leur essence plus chère qu'ailleurs au Canada.

Un gouvernement conservateur abolira aussi la taxe sur le carbone, dite «taxe Heurtel», ainsi nommée pour son créateur, le ministre libéral David Heurtel. En effet, même avant la création de cette Xième taxe sur l'essence, les Québécois payaient déjà leur essence plus chère que tous les autres Canadiens, à l'exception des Vancouverois. Par conséquent, le Parti conservateur du Québec croit que le Québec en faisait déjà assez pour la pollution atmosphérique avant la création de cette taxe, et qu'il devrait attendre que le prix de l'essence dans le reste du Canada rattrape celui du Québec avant de demander des sacrifices supplémentaires aux familles d'ici. Car il ne faut pas se leurrer : cette taxe coûte très cher aux familles québécoises, sa création n'ayant jamais été accompagnée de baisses d'impôts d'un montant équivalent à ses recettes (revenue neutrality).

Véhicules neufs plus abordables pour ceux qui en ont vraiment besoin

Le programme de rabais à l'achat ou à la location d'un véhicule électrique du gouvernement libéral subventionne l'achat de voitures neuves que les Québécois les plus démunis n'ont pas les moyens de se payer, même au montant maximal de 8000$ que peut atteindre se rabais. Pire encore, la Loi visant l’augmentation du nombre de véhicules automobiles zéro émission au Québec afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018, fera augmenter le prix des véhicules les plus abordables, soit les voitures sous-compactes à essence. Bref, avec ces deux politiques libérales, une famille démunie qui habite dans une ville non desservie par le transport en commun ou l'autopartage, et qui n'a donc pas le choix de se procurer une automobile, se trouvera à payer indirectement pour la voiture électrique de luxe d'un célibataire nanti qui habite dans un quartier cossu en pleine ville.

C'est pourquoi un gouvernement du Parti conservateur du Québec s'engage à cesser de subventionner l'achat de voitures électriques et de forcer les concessionnaires automobiles québécois à en vendre. Comme le coût de cette nouvelle technologie ne cesse de diminuer et comme l'autonomie des batteries ne cesse de s'améliorer, les voitures électriques seront bientôt accessibles à l'ensemble des Québécois et ce, sans aucune intervention du gouvernement.

Partenariat Publique-Privé (PPP) en infrastructure routière

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec réalisera, en PPP, les travaux d’infrastructure nécessaires afin d’améliorer la fluidité de la circulation sur le réseau routier québécois.

Concurrence dans le transport en commun

Les municipalités qui souhaitent augmenter l’offre de transport en commun sur leur territoire doivent faire face à des coûts très élevés. Le salaire des employés des municipalités de plus de 25 000 habitants au Québec est supérieur de 18,6 % à celui des employés de l’administration provinciale et la rémunération globale est quant à elle 33,6 % plus élevée chez les travailleurs du secteur municipal que chez leurs collègues de la fonction publique provinciale. Les employés des commissions de transport n’ont rien à envier, en matière de rémunération, à leurs collègues employés municipaux.

Les coûts actuels du transport en commun sont présentement un obstacle à son développement. Dans certains secteurs, si on multipliait la fréquence des passages ou le nombre de circuits par le biais des sociétés de transport en commun, cela se ferait à perte en raison, entre autres, des coûts élevés de rémunération du secteur municipal.

De plus, la situation de monopole garanti empêche le libre développement de services complémentaires et/ou concurrentiels. Or de tels services privés de transport en commun contribueraient à répondre à des besoins particuliers, à compléter l’offre de service dans des secteurs moins bien desservis et rehausseraient le nombre et la variété des services. De surcroît, une saine concurrence pourrait devenir un facteur incitant les sociétés de transport en commun à mieux contrôler leurs coûts ou donnerait l’occasion de mettre fin à certains parcours non rentables.

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec favorisera le développement de services de transport en commun privés, non-subventionnés, complémentaires et/ou concurrentiels en abrogeant le deuxième paragraphe de l’article 80 de la Loi sur les sociétés de transports en commun. Il modifiera, assouplira ou abrogera aussi toute loi qui entravera le développement de nouvelles technologies dans le domaine du transport, comme les applications de covoiturage rémunéré en temps réel (Uber et Lyft).