Régime de retraite et régime d'assurance collective des députés de l'Assemblée nationale

Les membres de l'Assemblée nationale touchent une retraite généreuse …

Résolution #58: Régime de retraite et régime d'assurance collective des députés de l'Assemblée nationale

Les membres de l'Assemblée nationale touchent une retraite généreuse lorsqu'on la compare à celle de la moyenne des travailleurs québécois. Et les contribuables paient cher cette retraite. Le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale présente plusieurs avantages : le député peut prendre sa retraite dès 60 ans alors que l'âge normal est de 65 ans. Il peut aussi percevoir sa rente même s'il n'a pas atteint l'âge de 60 ans. Cette générosité est encore plus palpable en ce qui a trait au crédit de rente, qui s'élève à 4 % par année alors que les régimes privés les plus généreux sont limités à 2 %. Après 25 années de service, le député peut ainsi toucher 100% de son salaire. Ce sont les contribuables qui paient cette grande générosité puisque les cotisations des députés défraient moins du quart du coût du régime. Le Parti conservateur du Québec réformera le régime en reportant l'âge normal de la retraite à 67 ans, en limitant à 2 % par année de service le crédit de rente avec un maximum de 70% et en demandant aux membres de l'Assemblée nationale de payer la moitié du coût de leur régime, et non seulement 21% comme c'est le cas actuellement. De plus, la rente de retraite des députés et ministres sera calculée uniquement en fonction des mandats complétés; si un député quitte son siège de son plein gré en cours de mandat pour des motifs carriéristes ou opportunistes, ce mandat ne sera pas compris dans le calcul de sa rente.

De plus, un gouvernement du Parti conservateur du Québec exigera des élus de l'Assemblée nationale que ceux-ci contribuent à hauteur de 50% au financement de leur régime d'assurance-collective, comme cela se fait déjà chez la plupart des employeurs du secteur privé, plutôt que seulement 12% comme c'est le cas présentement.

Enfin, un gouvernement du Parti conservateur du Québec établira une politique claire pour mettre fin aux dépenses abusives pour les activités, rencontres, cocktails, réunions, voyages, évènements, etc., du gouvernement en faisant payer les frais de ceux-ci par les participants.