Le financement des écoles, une approche concurrentielle

Tout en respectant l'universalité de l'accès à l'éducation, le Parti …

Résolution #36: Le financement des écoles, une approche concurrentielle

Tout en respectant l'universalité de l'accès à l'éducation, le Parti conservateur du Québec préconise un mode de financement des écoles qui mettra un levier de premier ordre entre les mains des parents. Il s'agit d'un système de bons d'étude universels comme on le retrouve notamment en Nouvelle-Zélande, au Danemark et en Suède. Au moyen de ce bon d'étude, tout parent d'un enfant inscrit à l'école primaire ou secondaire pourra choisir l'école publique de son quartier, l'école publique du quartier voisin, ou encore l'école privée (OSBL ou à but lucratif) de son choix. Tous les parents recevront le même montant d'argent par enfant inscrit sans égard à l'école choisie. Mentionnons cependant que la valeur du bon sera modulée en fonction du cycle d'études, de la géographie, des difficultés d'apprentissage et d'adaptation des élèves, etc.

Rappelons que le ministère de l'Éducation utilise déjà une formule qui s'apparente aux bons d'étude pour financer les universités et les CEGEP. En effet les étudiants des niveaux postsecondaires ont le choix de leur programme à l'intérieur de ces institutions, lesquelles reçoivent une subvention correspondant au nombre de cours suivis par ces étudiants inscrits dans les programmes à une date donnée. En exerçant ces choix, les étudiants soumettent les institutions universitaires et collégiales à la concurrence.

En effet les bons d'étude universels, offerts à tous les parents, seront de nature à augmenter la qualité des écoles au moyen d'un mécanisme de choix du parent, lequel choix signifie un financement supérieur pour l'école. Il semble évident que les écoles offrant les meilleures formations et celles les mieux adaptées aux besoins des élèves seront choisies plus souvent.