Les soins de longue durée

Au Québec, contrairement à la situation aux échelles canadienne et …

Résolution #26: Les soins de longue durée

Au Québec, contrairement à la situation aux échelles canadienne et mondiale, l’offre d’hébergement pour les personnes âgées en perte d’autonomie est très majoritairement le fait d’établissements publics. Cette situation force le gouvernement à maintenir et à entretenir un parc immobilier coûteux. Dans d’autres provinces canadiennes, les acteurs privés, communautaires et municipaux jouent un rôle majoritaire dans l’hébergement des personnes âgées en perte d’autonomie.

Nous mettrons en œuvre le principe suivant: les soins de santé doivent relever du système public de santé alors que l’hébergement devrait relever des acteurs agréés de la communauté, des organismes sans but lucratif, des coopératives, des entreprises privées et des municipalités. Bref, le rôle du système public de santé est de soigner et non d’héberger.

Avant de procéder à un tel changement, le ministère doit en priorité adopter des règles strictes et des modalités d’agrément pour assurer la sécurité des personnes et la qualité des services.

Nos priorités seront donc les suivantes :

  • accorder la priorité au maintien à domicile;
  • voir à ce que les soins médicaux, infirmiers et spécialisés couverts à domicile le soient de manière universelle par le régime public et, facultativement, par un régime complémentaire privé, et que les autres services de maintien à domicile, pour l’assistance à la vie quotidienne et l’aide domestique, continuent d’être l’objet d’une couverture graduée en fonction du degré de dépendance, de la nature du service et de la capacité de payer (dans tous les cas, les plus démunis devraient être protégés);
  • adopter le principe que le patient pourrait recevoir une prestation en argent ou un crédit d’impôt lui permettant d’opter pour les services d’un fournisseur agréé de son choix;
  • reviser la prestation ou le montant du crédit d’impôt pour maintien à domicile actuel de façon à ce qu’il puisse couvrir une plus grande partie des frais des ressources intermédiaires et des CHSLD privés conventionnés;
  • prévoir un élargissement et une diversification de l’offre d’hébergement vers des ressources intermédiaires ou de type familial;
  • confier en concession, aux ressources appropriées à but lucratif ou sans but lucratif, l’opération des CHSLD à l’intérieur d’un horizon de cinq ans;
  • ajuster la contribution actuellement demandée aux personnes hébergées en fonction de la capacité de payer et pour mieux refléter le coût réel du gîte et du couvert. Un tel ajustement rétablirait l’équité en regard des personnes qui demeurent à leurs frais dans leur domicile;
  • permettre qu’un patient qui n’est pas logé dans un CHSLD public à l’intérieur d’un délai de 72 heures après avoir reçu son congé de l’hôpital de son médecin puisse requérir une garantie d’exécution du gouvernement pour qu’on lui trouve une place dans une ressource autre qu’un CHSLD et ce, aux frais du gouvernement.