Adrien Pouliot à CIQI FM 90,3

Ce matin à l'émission Le Radio-Réveil avec Michel Cloutier sur CIQI FM, Adrien Pouliot s'est entretenu du cas d'Alexandre Bissonnette

Ses remarques sur sa page Facebook:

«Je me suis demandé combien de temps on devra attendre après le prononcé de sa sentence pour qu'il y ait un prononcé sur le fléau de la sur-médication au Québec, et surtout la sur-médication d'anti-dépresseurs.

Huit ans après de documentaire de Paul Arcand "Le Québec sous ordonnance", on attend toujours que le gouvernement nous explique pourquoi nous consommons en moyenne 750 pilules par année. C'est plus de deux par jour. Pourquoi le Québec était-il la province où on prescrivait le moins de Ritalin et maintenant c'est l'endroit où on en prescrit le plus? Évidemment, les médicaments sauvent des vies. Ça en prend! Mais qui sont les responsables de la hausse vertigineuse de la consommation de médicaments au Québec?

Je ne tente pas de disculper ou d'excuser Alexandre Bissonnette pour les gestes horribles qu'il a posés. Mais M. Bissonnette s’est vu prescrire de la paroxétine (Paxil) pour traiter son anxiété. Bien sûr, ce ne sont pas toutes les personnes qui prennent du Paxil qui en viennent à des gestes violents. Mais pour certaines personnes, le médicament peut mener à passer à l’action. Les idées suicidaires ou les comportements agressifs ont davantage été observés chez les jeunes, surtout avant 25 ans, notamment, du suicide. 

Tous les antidépresseurs présentent un certain niveau de risque à cet effet.

La monographie du Paxil rapporte que des essais cliniques font état « d’effets indésirables sévères du type agitation jumelés à des actes d’automutilation ou à des actes visant à blesser autrui». « Dans certains cas, ces effets sont survenus dans les semaines suivant le début du traitement », ajoute-t-on. Une « surveillance clinique rigoureuse » est d’ailleurs recommandée. 

Quel suivi thérapeutique a été fait sur Bissonnette suite à la prescription qu'il a reçue de la Clinique médicale Saint-Louis? 

Mais voici une question encore plus pertinente pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent dans l'avenir: quel suivi thérapeutique fait-on avec les milliers de patients qui prennent des anti-dépresseurs au Québec?»