Bonne fête du travail

Bonne fête du travail!

Au Québec, quand on célèbre la fête du travail, on ne célèbre pas le travail. Les médias poussent des micros sous le nez des chefs syndicaux pour que ceux-ci vantent les mérites du syndicalisme ou réclament une hausse du salaire minimum.

Et bien permettez-moi de célébrer le travail rémunéré!

Le travail comporte des bénéfices économiques évidents. Évidemment, c’est la meilleure façon de se sortir de la pauvreté.

En plus, le travail contribue à l’estime de soi. Il donne au travailleur un sens de dignité et un but dans la vie, il offre une structure, encourage la responsabilité et la souveraineté personnelle et donne une source de statut social et d’identité tout comme un moyen de participer à un objectif collectif. Il offre la satisfaction de la «réussite gagnée».

Qu’est-ce que ceci veut dire pour un gouvernement?

Il faut encourager le travail en réduisant les barrières à l’entrée, notamment pour les groupes sous-représentés comme les autochtones et les personnes atteintes de déficience. Il faut abroger les lois du travail qui empêchent les employeurs d’embaucher. Il faut diminuer le fardeau fiscal de ceux qui veulent travailler plus.

Il faut faciliter le travail partagé et encourager l’entrepreneuriat, notamment en réduisant le fardeau fiscal des entrepreneurs.

Des lois qui fixent le salaire minimum à un niveau irréaliste empêchent les jeunes et les immigrants de grimper sur le premier barreau de l’échelle du travail, tout comme un fardeau réglementaire trop lourd qui empêche les entrepreneurs de grandir et d’embaucher.

Et, enfin, il faut réformer l'aide sociale afin de permettre au plus grand nombre possible de Québécois d'occuper un emploi. Comme l’a fait le président démocrate Clinton aux États-Unis en réformant l’aide sociale dans ce pays en 1996, il faut limiter la période pendant laquelle une personne apte au travail et sans contraintes sévères à l'emploi pourrait toucher des prestations d'aide sociale.

La Fête du travail nous rappelle que le travail rémunéré est une institution importante avec des avantages tant économiques que non-économiques. Les politiciens devraient donc adopter des programmes centrés sur des mesures qui l’encouragent.

 

Adrien Pouliot

Chef du Parti conservateur du Québec