Le PCQ se dissocie des autres partis sur la gestion de l'offre

Adrien Pouliot prend le parti des consommateurs québécois.

Le 31 août 2018

QUÉBEC – « Arrêtez de faire l’autruche! »

C’est ce qu’Adrien Pouliot, chef du Parti conservateur du Québec et candidat dans Chauveau, a exigé des chefs des autres partis politiques qui défendent la gestion de l’offre.

 

« Je comprends que les vieux partis politiques veulent racoler le vote de quelques agriculteurs.  Le Parti conservateur du Québec, lui, défend les consommateurs. Selon l’OCDE, la population canadienne paie, chaque année, plus de trois milliards de dollars en trop pour son lait, sa volaille et ses œufs en raison de ce système. Comment le Parti libéral peut-il défendre un système qui fait payer aux ménages faisant partie du quintile le plus pauvre environ 340 $ de plus par an pour faire leur épicerie que s'il n'y avait pas eu de gestion de l'offre», a demandé M. Pouliot.

« Près de 90 % des fermes canadiennes fonctionnent déjà hors de la gestion de l'offre. La quasi-totalité de la production agricole est donc soumise aux réalités du marché et à la concurrence et ne s'en porte pas plus mal. »

La GO coûte cher aussi à la relève agricole. Au Québec, où le prix du quota représente près de la moitié de la valeur totale d'une exploitation laitière, on vous demande pratiquement d'acheter votre ferme deux fois : une première fois pour la posséder, et une autre pour avoir le droit de produire du lait. Tout cet argent dépensé pour l'acquisition des quotas est autant d'argent qui ne sera pas investi dans de l'équipement, des animaux, des améliorations technologiques, bref tout ce qui permet de faire croître et de rentabiliser une exploitation.

  1. Pouliot croit qu’il faut cesser de faire l’autruche et préparer l’après-GO en encourageant une agriculture plus performante et plus compétitive. « On ne peut pas compromettre un traité de libre-échange bénéficiant à 30 millions de Canadiens pour protéger 12 300 fermiers » a-t-il lancé.

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec propose plusieurs mesures permettant aux entrepreneurs agricoles de s’adapter aux changements inévitables qui s’en viennent.

  • Il baisserait le fardeau fiscal des entrepreneurs agricoles de 40% pour les aider à réduire leurs coûts de production et à faire face à la concurrence internationale.
  • Il allégerait le fardeau réglementaire écrasant imposé aux entrepreneurs agricoles. Il faut minimiser la bureaucratie afin de préserver le temps consacré à la gestion de l'entreprise agricole. Le M.A.P.A.Q. et le M.D.D.E.L.C.C. ne doivent plus travailler en silo, mais coordonner leurs activités sur le terrain.
  • Il aiderait les entrepreneurs à percer les marchés d’exportation dans les autres provinces canadiennes et les marchés internationaux. Le Parti favoriserait l’accès des entrepreneurs à une formation adéquate à la fine pointe de la technologie, non seulement sur les méthodes de production, mais aussi sur les techniques modernes de mise en marché.  Selon M. Pouliot, « nos agriculteurs laitiers produisent d’excellent produits laitiers.  Je les aiderai à faire encore mieux et à faire commercialiser leurs produits à travers le monde. »


 « Et si la GO tombe sous l’assaut de la mondialisation et des traités internationaux, un gouvernement du Parti conservateur du Québec sera présent pour compenser les agriculteurs et les accompagner dans cette transition » a-t-il conclu.

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Pour plus d’informations, contactez : Nicolas Boni-Rowe
Responsable des communications du Parti conservateur du Québec pour l’élection 2018
nbonirowe@pcquebec.ca