La légalisation du cannabis (Traduction libre d'Adrien Pouliot)

J'ai traduit ce texte d'opinion paru dans le National Post (avec quelques notes relatives au Québec), car il s'applique parfaitement chez nous.

Sous un gouvernement du Parti conservateur du Québec, la vente au détail du cannabis se ferait par l'entreprise privée de façon à éviter les dangers pour la santé publique soulevés dans cet article.

Petit rappel : À travers le Québec, une vingtaine de succursales de la SQDC étatisée monopolistique devraient être ouvertes au moment où le cannabis deviendra légal.

"Mais quand vous regardez sous la surface, le plan de vente au détail de (la première ministre Kathleen) Wynne est un désastre de santé publique qui alimentera non seulement le marché noir, il augmentera la probabilité que les formes dangereuses de la marijuana soient accessibles aux utilisateurs mineurs. Il y a actuellement 651 magasins de la LCBO en Ontario (la SAQ a 405 succursales au Québec) et aucun magasin de marijuana gouvernemental. Cela signifie qu'au moins autant de magasins de marijuana sont nécessaires dans l'ensemble de la province pour répondre à la demande anticipée. Même si le gouvernement avait le budget nécessaire pour construire tous ces magasins, ce qui n'est pas le cas, il s'agit d'un projet trop important pour qu'une entreprise puisse, toute seule, mener une telle expansion de front.

Le plan actuel consiste donc à construire 150 nouveaux magasins au cours des trois prochaines années (pour la SAQ, c'est 100), dont seulement quatre seront à Toronto d'ici 2019 (même chose à Montréal). Mais cela laissera clairement les Ontariens et les Ontariennes sous-desservies : imaginez s'il y avait seulement quatre magasins LCBO à Toronto et que vous aviez à conduire 30 minutes seulement pour entrer dans la gamme pour une bouteille de vin.

Cette rareté est ce qui motive la croissance du marché noir, qui, à son tour, crée le potentiel pour les enfants d'acheter de la marijuana non règlementée - souvent chargée de produits chimiques toxiques pour garder la moisissure et sans pesticide.

Ce ne serait pas non plus un problème à court terme. Si 150 magasins sont prévus sur trois ans, combien de temps faudra-t-il pour construire le nombre de magasins dont nous avons vraiment besoin ? Cinq ans ? Dix ?

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, permettre à un secteur privé bien règlementé de financer, construire et gérer des ventes au détail est une solution de santé publique beaucoup plus sure. Le secteur privé peut se permettre de couvrir rapidement la province de magasins. Quant à la crainte que le secteur privé ne vende illégalement de la marijuana à des mineurs pour maximiser les profits, nous avons déjà de nombreuses industries bien règlementées qui sont gérées de façon responsable par le secteur privé. Nous achetons de l'alcool auprès d'entreprises privées dans les régions viticoles de l'Ontario. Nous achetons des médicaments sur ordonnance dans les pharmacies du quartier. Nous faisons confiance aux fabricants de produits chimiques dangereux et d'explosifs pour la construction et l'exploitation minière, pour fabriquer, vendre, stocker et utiliser ces produits de manière sure et responsable. Ce sont toutes des entreprises strictement règlementées par les gouvernements et qui respectent strictement les règlements.

La règlementation et la vente au détail de la marijuana récréative ne sont pas différentes. Si les entreprises privées enfreignent les règles et vendent aux mineurs, elles seront mises à la faillite et perdront leur investissement.

Une partie de la plateforme électorale de Doug Ford était de privatiser la vente récréative de marijuana. C'est un choix beaucoup plus sûr de minimiser le marché noir et de garder la marijuana dangereuse hors des mains de nos enfants."

 

Source: http://nationalpost.pressreader.com/@Adrien_Pouliot/csb_6Z9_fV7JwrN4IbNbEUzGRiP6u_dw2xU_ApnR6o0o2es