Loi 143: Témoignage de Karine Gaudet

Bonjour,

Le projet de loi 143 menace de faire fermer des centaines, des milliers de petites entreprises et de mettre à pied énormément de gens. Principalement des femmes, des mères, souvent monoparentales. Beaucoup seront forcées de se trouver un emploi au salaire minimum ou se retrouveront sur l'aide sociale, les laissant sous le seuil de la pauvreté.

Pour une RSG, la conciliation travail-famille est merveilleuse. C'est beaucoup plus facile pour nous d'être présentes pour nos enfants lorsqu'on travaille de la maison. Si ce projet de loi est adopté, nous serons brimées dans nos choix par rapport à nos familles, mais aussi dans nos possibilités de carrière. Pour toutes les RSG en milieux familiaux privés, cela représente une grande perte.

Dans plusieurs autres importantes situations, le consommateur choisit ses services en fonction de ses besoins. Il peut choisir une école privée ou publique pour ses enfants, il dispose aussi de plusieurs choix d'écoles parmi ces catégories. Il peut également choisir entre aller dans une clinique privée, ou à l'urgence pour se faire soigner. Plusieurs facteurs peuvent influencer le choix final, mais la décision revient au consommateur. À mes yeux, le parent est tout aussi apte à choisir un milieu de garde adéquat pour ses enfants que de choisir dans quelle clinique il les amènera à consulter un médecin.

Le principal (voir le seul) argument en faveur du projet de loi 143 est la sécurité des enfants. Je suis parfaitement en accord avec le fait que la sécurité des enfants se doit d'être une priorité. Voilà pourquoi je suis d'avis que d'obliger les milieux privés à s'enregistrer au bureau de leur ville respective, sous peine d'amende si elles ne le font pas, serait une bonne idée. La ville devrait également vérifier nos absences d'empêchements, comme c'est le cas dans le milieu public, et s'assurer que toutes les RSG aient leur cours de RCR/premiers soins complété et à jour. Pour le reste, les RSG sont capables de créer un milieu adéquat en fonction de leurs valeurs personnelles et les parents sont capables de choisir le service de garde qui LEUR convient en fonction de LEURS priorités.

Oublions ce guichet unique, oublions la nationalisation de l'enfance et oublions ces ratios ridiculement bas qui ne permettent même pas d'avoir un revenu convenable. Assurons-nous que les RSG ont leur absence d'empêchements et leur cours de RCR à jour. La sécurité des enfants, je dis OUI. La mise à pied de milliers de femmes, je dis NON. Brimer les parents et les RSG dans leurs choix, je dis encore NON.

 

Karine Gaudet