Un gouvernement plus riche, des contribuables plus pauvres

Un gouvernement plus riche, des contribuables plus pauvres - Équipe Adrien Pouliot - Parti conservateur du Québec - PCQ

Montréal, le 6 juillet 2016 – Adrien Pouliot, chef d’Équipe Adrien Pouliot – Parti conservateur du Québec, a réagi aujourd’hui à la publication du rapport mensuel préliminaire des opérations financières du gouvernement du Québec pour l’exercice budgétaire 2015-2016 publié par le ministère des finances du Québec le 30 juin 2016.

Tout en se réjouissant des surplus de 3,2 milliards de $ (avant les versements au Fonds des générations), M. Pouliot souligne que c’est le contribuable qui a été le plus mis à contribution pour atteindre ce résultat.  Les revenus autonomes de l’État ont augmenté de 4,4%.  Or, l’inflation au Québec a à peine dépassé 0,7% d’avril 2015 à mars 2016.  C’est donc dire que le rythme de croissance des revenus puisés dans les poches des contribuables a été de six (6) fois celui de l’inflation.  Par ailleurs, les revenus des quelque soixante organismes non budgétaires (comprenant, par exemple, la Société d’habitation du Québec, la Financière agricole, la RAMQ, la SAAQ et l’Agence métropolitaine de transports) ont bondi de 5,8%, huit (8) fois l’inflation!

Selon le journaliste Michel Girard, ce sont les recettes tirées des revenus de «droits et permis» qui augmentent le plus depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir, soit 27,1 %.  Facture annuelle des droits et permis de tout acabit: 3,76 milliards $, soit 802 millions de plus qu’en 2014. Toujours en pourcentage, la deuxième hausse en importance va aux impôts fonciers scolaires. Le ministre des Finances, Carlos Leitão, prévoyait des recettes de taxes scolaires de l’ordre de 2,14 milliards de dollars pour 2016-2017, soit une ponction supplémentaire de 349 millions par rapport à 2013-2014. Cette augmentation de 19,5 % des taxes scolaires est surtout attribuable aux coupes imposées aux commissions scolaires.

Enfin, la dette du Québec a continué d’augmenter au cours de l’exercice financier.  Le budget prévoyait une hausse de 3,7 milliards de dollars de la dette brute, excluant l’augmentation de la dette des universités, des municipalités et des autres entreprises sous la responsabilité finale du gouvernement.  Cette dette n’est que de l’impôt différé payable par les générations futures.

« Le gouvernement libéral a encore une fois forcé le contribuable à fournir la majorité de l’effort pour éliminer le déficit.  Nous sommes parmi les plus taxés en Amérique du Nord et, en échange de cette drainante ponction fiscale, les services que nous recevons ne cessent de se détériorer », a déploré le chef du Parti.

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Louis-Charles Fortier
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