Environnement

Environnement - Équipe Adrien Pouliot - Parti conservateur du Québec - PCQ

Développer vigoureusement en gérant les risques

environnement.pngCe document constitue la politique de développement et de l’environnement du Parti conservateur du Québec. Il a pour objet de présenter les grands principes qui sous-tendent les prises de position du Parti conservateur du Québec en matière de développement et d’environnement. Ces énoncés orienteront les gestes du parti dans ces matières et constitueront un « filtre » au travers duquel les intentions du parti doivent passer avant d’être proposées.

1. D’emblée, nous choisissons une approche économique comme le meilleur vecteur de progrès matériel de nos sociétés. Ce progrès est possible et souhaitable mais pour y arriver, nous avons un devoir d’explorer et d’exploiter nos ressources naturelles si nous voulons subvenir aux besoins d’une population croissante. Cette recherche s’accompagnera cependant d’une exigence d’impact minimal sur l’environnement. Il existe de nouvelles technologies et des pratiques plus responsables que nous endossons afin d’assurer la pérennité de nos ressources renouvelables pour les générations à venir. La libre entreprise est mieux placée que les bureaucrates pour choisir les meilleures technologies à cette fin. L’exploitation économique génère nécessairement des risques que l’on doit gérer et minimiser avec les meilleures technologies disponibles. Nous acceptons toutefois que l’absence totale de risque est incompatible avec toute activité de développement économique.

2. Nous croyons que le développement économique du Québec doit se réaliser par l’économie de marché, c’est-à-dire des échanges librement consentis entre les individus, plutôt que par une économie nationalisée ou planifiée par l’État. L’État n’a pas comme rôle de se substituer à l’entreprise privée. Il doit plutôt assurer un milieu qui favorise la concurrence, source d’innovation bénéfique au mieux-être des citoyens. La réglementation est nécessaire pour établir les règles du jeu mais soyons conscients qu’elle a un coût. Elle ne doit pas être tatillonne ni entraver un marché libre et florissant. Puisqu’il y a un coût économique et social à retarder le progrès matériel et le développement de nos ressources naturelles, les évaluations environnementales seront diligentes et elles s’appuieront sur les meilleures pratiques existantes d’ici et d’ailleurs. Les politiques environnementales seront fondées sur la science. La raison et la logique seront leur point d’appui plutôt que les croyances, les dogmes ou les agendas politiques des groupes d’intérêt. Souvent des exagérations ou des partis pris empêchent les prises de décision dans ce domaine et nuisent au bien-être de la population. Une évaluation objective des impacts socio-économiques et des coûts sera toujours privilégiée par notre parti. La science différencie les causes et les corrélations. Une corrélation n’implique pas une relation de cause à effet. Une prévision, pour être crédible, doit être fondée sur des faits avérés. Une prévision demeure une prévision et n’est pas une certitude.

La science ne fonctionne pas par consensus. Le gouvernement ne peut pas transformer une hypothèse scientifique en vérité sur la base d’un consensus scientifique.

3. Nous acceptons que toute activité humaine de développement comporte un risque environnemental, mais aussi des bénéfices réels et mesurables. Nous rejetons le principe de précaution fondé sur l’idée qu’il est nécessaire de démontrer l’absence de tout doute qu’une action ne puisse causer aucun tort pour être socialement acceptable. Nous préconisons plutôt une approche équilibrée où nous comparons les risques et les bénéfices potentiels d’une action avec les risques et bénéfices d’une inaction. Pour ce faire, nous évaluons tous les facteurs connus et nous utilisons une approche probabiliste pour arriver à une conclusion raisonnée.

4. Les droits de propriété bien définis et transférables qui peuvent être sanctionnés devant les tribunaux peuvent offrir une solution plus simple, économique et efficace pour régler les conflits environnementaux que les complexes lois de l'environnement mises en œuvre au cours des dernières décennies. Bien qu’ils ne soient pas une panacée à tous les problèmes environnementaux, de tels droits de propriété peuvent faire en sorte que personne ne soit obligé d’accepter une détérioration de son environnement au-delà de normes acceptables par la communauté.

5. Le gouvernement n’a pas la même motivation à long terme qu’un propriétaire privé de protéger l’environnement. La richesse du propriétaire dépend de sa bonne gestion de la ressource. S’il veut pouvoir profiter de la ressource le plus longtemps possible et en tirer le plus de profit lorsqu’il la vendra, il a un incitatif beaucoup plus important que le gouvernement d’en préserver et d’en améliorer sa valeur et son utilité. Une économie de marché favorise la meilleure utilisation des ressources car les entreprises qui cherchent à maximiser leurs profits cherchent aussi à réduire leurs coûts en minimisant la quantité de ressources qu’elles consomment.

6. Nous devons faire profiter le plus grand nombre de personnes possible des ressources naturelles québécoises. L’État québécois doit mettre en place un régime réglementaire qui en favorise leur exploitation par le secteur privé dans le respect des droits des citoyens. Ainsi :

  • L’hydro-électricité québécoise est une énergie renouvelable, durable, propre et peu dispendieuse. La création de lacs et de réservoirs a un impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des êtres humains.
  • Les mines québécoises fournissent des matériaux nécessaires pour améliorer le niveau et l’espérance de vie des êtres humains.
  • La sylviculture québécoise (culture et récolte du bois) est la source du matériau de construction le plus vert et d’une énergie renouvelable abondante. Son développement a un impact environnemental limité et permet de réduire les prélèvements dans les forêts naturelles.
  • L’agriculture québécoise bénéficie de la science génétique qui permet d’en augmenter les rendements et d’en réduire l’impact sur l’environnement. Une nourriture plus abondante et moins coûteuse augmente la santé et la sécurité alimentaire des populations. Des plantes plus prolifiques et résistantes nécessitent moins d’engrais, de pesticides et d’irrigation. Des rendements plus élevés requièrent moins de terres agricoles, ce qui réduit les pressions sur les milieux naturels.
  • L’aquaculture québécoise peut être une source importante de nourriture saine et peut alléger les pressions sur les stocks de poissons sauvages.

7. On ne doit pas déterminer l’utilisation d’une substance selon qu’elle soit produite par la « nature » ou par les êtres humains, mais plutôt en nous basant sur des démarches académiques, environnementalistes ou approuvées par ses pairs.

8. La pauvreté peut créer les pires problèmes environnementaux. Des populations mal nourries et mal logées ne se soucient pas de la préservation à long terme de leur environnement car elles n’ont qu’un seul souci, celui de rencontrer leurs besoins primaires. Le développement économique des pays pauvres doit être une priorité pour améliorer la qualité de l’environnement sur notre planète. Le Québec peut faire sa part pour aider les pays en développement à réduire leurs problèmes environnementaux en les aidant à développer leur économie par voie d’échanges commerciaux internationaux. Par la science et le développement économique, le Québec peut aussi contribuer à réduire les maladies et la malnutrition à travers le monde.

 

Marché du carbone

Un gouvernement Conservateur mettra fin à et va interdire toute forme de marché organisé par l’État et basé sur la production de déchets ou composés chimiques n’ayant aucune valeur commerciale, ou tout autre marché factice ayant pour objectif la taxation indirecte d’un tel produit, sauf si un nombre significatif d’États y adhèrent et qu’il y ait une baisse d’impôt égale ou supérieure aux revenus générés par ce marché.