Environnement

Découvrez notre programme : Environnement - PCQ - Parti conservateur du Québec

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1. D’emblée, le Parti conservateur du Québec choisit une approche économique comme le meilleur vecteur de progrès matériel de nos sociétés. Ce progrès est possible et souhaitable, mais pour y arriver, nous avons un devoir d’explorer et d’exploiter nos ressources naturelles, si nous voulons subvenir aux besoins d’une population croissante. Cette exploration s’accompagnera cependant d’une exigence d’impact minimal sur l’environnement. Il existe de nouvelles technologies et des pratiques plus responsables que nous endossons afin d’assurer la pérennité de nos ressources renouvelables pour les générations à venir. La libre entreprise est mieux placée que les bureaucrates pour choisir les meilleures technologies à cette fin. L’exploitation économique génère nécessairement des risques que l’on doit gérer et minimiser avec les meilleures technologies disponibles. Nous acceptons toutefois que l’absence totale de risque est incompatible avec toute activité de développement économique. Par conséquent, un projet ne pourra être bloqué seulement parce qu'il présente des risques minimes; il ne peut y avoir de développement durable sans développement.

2. Le Parti conservateur du Québec croit que le développement économique du Québec doit se réaliser par l’économie de marché, c’est-à-dire des échanges librement consentis entre les individus, plutôt que par une économie nationalisée ou planifiée par l’État. L’État n’a pas comme rôle de se substituer à l’entreprise privée. Il doit plutôt assurer un cadre réglementaire qui favorise la concurrence, source d’innovation bénéfique au mieux-être des citoyens. La réglementation est nécessaire pour établir les règles du jeu, mais il ne faut pas perdre de vue que celle-ci a un coût. Elle ne doit pas être tatillonne ni entraver un marché libre et florissant. Puisqu’il y a un coût économique et social à retarder le progrès matériel et le développement de nos ressources naturelles, les évaluations environnementales seront diligentes et elles s’appuieront sur les meilleures pratiques existantes d’ici et d’ailleurs. Les politiques environnementales seront fondées sur la science. La raison et la logique seront leur point d’appui, plutôt que les croyances, les dogmes ou les agendas politiques de certains groupes d’intérêt. Une évaluation objective des impacts socio-économiques et des coûts environnementaux sera toujours privilégiée. La science différencie les causes et les corrélations. Une corrélation n’implique pas une relation de cause à effet. Une prévision, pour être crédible, doit être fondée sur des faits avérés. Une prévision demeure une prévision et n’est pas une certitude.

3. Le Parti conservateur du Québec accepte que toute activité humaine de développement comporte un risque environnemental, mais aussi des bénéfices réels et mesurables. Nous rejetons le principe de précaution selon lequel il est nécessaire de démontrer hors de tout doute qu’une action ne causera aucun tort pour être socialement acceptable. Nous préconisons plutôt une approche équilibrée où nous comparons les risques et les bénéfices potentiels d’une action avec les risques et bénéfices d’une inaction. Pour ce faire, nous évaluerons tous les facteurs connus et nous utiliserons une approche probabiliste pour arriver à une conclusion raisonnée.

4. Des droits de propriété bien définis, transférables et défendables devant les tribunaux peuvent offrir une solution plus simple, économique et efficace à certains conflits environnementaux que les complexes lois de l'environnement mises en œuvre au cours des dernières décennies. Bien qu’ils ne soient pas une panacée à tous les problèmes environnementaux, de tels droits de propriété peuvent faire en sorte que personne ne soit obligé d’accepter une détérioration de son environnement au-delà de normes acceptables par la communauté.

5. Le gouvernement n’a pas la même motivation à long terme qu’un propriétaire privé de protéger l’environnement. La richesse du propriétaire dépend de la bonne gestion de sa ressource. S’il veut pouvoir profiter de sa ressource le plus longtemps possible et en tirer le plus de profit possible lorsqu’il la vendra, il a un incitatif beaucoup plus important que le gouvernement d’en préserver et d’en améliorer la valeur et l'utilité. Une économie de marché favorise la meilleure utilisation des ressources, car les entreprises qui cherchent à maximiser leurs profits cherchent aussi à réduire leurs coûts en minimisant la quantité de ressources qu’elles consomment.

6. Nous devons faire profiter le plus grand nombre de personnes possible des ressources naturelles québécoises. L’État québécois doit mettre en place un régime réglementaire qui en favorise l'exploitation par le secteur privé, dans le respect des droits des citoyens. Ainsi :

  • L’hydro-électricité québécoise est une énergie renouvelable, durable, propre et peu dispendieuse. Bien que la création de lacs et de réservoirs ait un impact sur l’environnement, celle-ci améliore la qualité de vie des êtres humains.
  • Les mines québécoises fournissent des matériaux nécessaires pour améliorer le niveau et l’espérance de vie des êtres humains.
  • La sylviculture québécoise (culture et récolte du bois) produit le matériau de construction le plus vert et une énergie renouvelable abondante. Son développement a un impact environnemental limité et permet de réduire les prélèvements dans les forêts naturelles.
  • L’agriculture québécoise, quand elle bénéficie de la science génétique, peut augmenter ses rendements et réduire son impact sur l’environnement. Une nourriture plus abondante et moins coûteuse augmente la santé et la sécurité alimentaire des populations. De plus, des plantes plus prolifiques et résistantes nécessitent moins d’engrais, de pesticides et d’irrigation. Des rendements plus élevés requièrent moins de terres agricoles, ce qui réduit les pressions sur les milieux naturels.
  • L’aquaculture québécoise peut être une source importante de nourriture saine et peut alléger les pressions sur les stocks de poissons sauvages.

7. On ne doit pas déterminer la légalité de l’utilisation d’une substance selon qu’elle soit produite par la « nature » ou par les êtres humains, mais plutôt en nous basant sur la recherche scientifique.

8. La pauvreté peut créer les pires problèmes environnementaux. En effet, si les Québécois s'appauvrissent parce que leur gouvernement laisse des groupes de pression bien organisés bloquer tout projet de développement économique, ils ne se soucieront pas de la préservation à long terme de leur environnement, car ils n’auront qu’un seul souci : celui de satisfaire leurs besoins immédiats. 

 

Bourse du carbone

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec mettra fin à et va interdire toute forme de marché organisé par l’État et basé sur la production de déchets ou composés chimiques n’ayant aucune valeur commerciale, ou tout autre marché factice ayant pour objectif la taxation indirecte d’un tel produit, sauf si un nombre significatif d’États y adhèrent et si sa création est accompagnée d'une baisse d’impôt égale ou supérieure aux revenus générés par ce marché.

 

Abolition de la TVQ sur la revente de biens usagés

Plus on prolonge la durée de vie utile d’un bien de consommation, plus on diminue son empreinte écologique. En d’autres mots, plus un bien sert pendant longtemps, plus les dommages que la fabrication de ce bien a causés à l’environnement sont amortis sur une période de temps plus longue. Or, appliquer la TVQ aux biens usagés revient à en décourager l'achat, ce qui cause du tort à l'environnement, car la production de biens de consommation neufs est un processus polluant.

De plus, hormis quelques friperies branchées des quartiers huppés, la plupart des biens usagés, comme les vêtements, sont achetés par les moins nantis de la société. Par conséquent, appliquer la TVQ à la vente de biens usagés est une pratique qui affecte disproportionnément les plus démunis.

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec cesserait complètement de taxer la revente de tous biens de consommation usagés, y compris les automobiles.

 

Abolition de la consigne sur les bouteilles et cannettes

Les consignes de 5¢ et 10¢ sur les bouteilles ont été créées à l’époque où la collecte sélective des ordures ménagères, soit le bac bleu où on dépose les matières recyclables, n’existait pas. Maintenant que la collecte sélective des ordures ménagères couvre la quasi-totalité du territoire québécois, il serait plus écologique de déposer les contenants qui sont présentement consignés dans nos bacs de recyclage. Ainsi, le transport des matières recyclables vers les centres de tri s’en trouverait consolidé, ce qui diminuerait ses émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, comme la consigne n’aurait plus sa raison d’être, elle serait abolie, ce qui simplifiera la vie des commerçants qui vendent des produits dans des contenants qui sont présentement consignés.

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec abolirait la consigne sur toutes les bouteilles et canettes et encouragerait les Québécois à les déposer dans leur bac de recyclage.