Éducation

Redonner le contrôle des écoles aux parents

1483933_10153969286220384_471950313_n-300x209.jpgLes constats abondent à propos des défaillances de notre système d’éducation aux niveaux primaire et surtout secondaire. Taux élevé de décrochage, surtout des garçons au cours du secondaire, faible taux d’obtention du diplôme d’étude secondaire, planification centrale bureaucratique trop souvent déconnectée du milieu, déresponsabilisation accrue des directions d’école, nivellement par le bas, évaluation ne valorisant pas toujours l’effort, la réussite individuelle et la recherche de l’excellence, démotivation et souvent déresponsabilisation du personnel enseignant, mise au rancart trop facile des méthodes d’enseignement plus traditionnelles ayant fait leurs preuves, non-redoublement sans égard aux circonstances, curriculum imposé par des bureaucrates; on voit que la liste est longue…

Nos écoles regorgent pourtant de braves directeurs d’écoles et de valeureux enseignants qui ont à cœur le succès de leurs élèves mais le système ne les valorise pas et a plutôt tendance à récompenser ceux qui se conforment aux règles tatillonnes du ministère plutôt que ceux qui réussissent à faire progresser leurs élèves.

Afin de remodeler ou de revitaliser notre système d’éducation, il y a lieu d’abord de placer les besoins des élèves et l’action constructive des parents au cœur de son fonctionnement. Les parents et leurs enfants doivent commander l’attention première et ultime des gestionnaires des écoles primaires et secondaires.

Des écoles autonomes

Le Parti conservateur du Québec augmentera les responsabilités des conseils d’établissement, quitte à en faire de véritables conseils d’administration. Nous renforcerons aussi le rôle des directions d’école afin qu’elles puissent exercer pleinement leur leadership en matière de pédagogie et d’administration.

La gestion de l’embauche et de l’évaluation du personnel enseignant, professionnel et de soutien sera redonnée aux directions d’école. Elles négocieront elles-mêmes la rémunération de ces personnels avec leur syndicat respectif ou directement avec le personnel non syndiqué et pourront, dans le cadre d’une évaluation juste, congédier ceux qui n’ont pas les compétences requises. Les écoles loueront leurs locaux du ministère ou d’autres organismes ou elles pourront les acheter. Elles géreront elles-mêmes leurs immeubles et le transport scolaire nécessaire pour leurs élèves. Nous visons la création d’écoles autonomes, près de la population desservie, responsables dans le cadre d’une gestion décentralisée.

Abolition des commissions scolaires

Les commissions scolaires seront abolies tandis que dorénavant le champ de l’impôt foncier sera exclusivement réservé aux municipalités. Cette abolition n’aura pas d’impact toutefois sur les équilibres financiers de l’État.

Un mandat plus ciblé pour le ministère

Le ministère de l’Éducation continuera d’établir le cadre général (mission d'ensemble, buts et objectifs globaux et profil de l'apprenant) de l'éducation québécoise et de déterminer un cahier de charges par cycle qui contiendra les normes minimums pour l’enseignement au primaire et au secondaire mais les curriculums seront décidés par les directions d’école avec leurs enseignants. Le processus de reddition de comptes des écoles au ministère, trop lourd et bureaucratique, sera allégé.

Une commission d’évaluation indépendante

Une commission d'évaluation (relevant de l'Assemblée nationale plutôt que du ministère) fixera les standards à atteindre au primaire et au secondaire en les relevant progressivement. Elle sera aussi chargée de concevoir et administrer les examens nationaux, d’assurer la correction des examens nationaux, de diffuser largement les résultats obtenus par les écoles à ces examens et de compiler et diffuser les résultats propres à une école (qualité à l'entrée, taux de persévérance et d'obtention du diplôme, résultats des diplômés au cycle suivant).

Un bulletin compréhensible

La commission veillera à ce qu’un bulletin uniforme, clair et chiffré pour les niveaux primaire et secondaire présente les disciplines de manière intelligible et accessible aux parents.

Le financement des écoles, une approche concurrentielle

Tout en respectant l’universalité de l’accès à l’éducation, le Parti conservateur du Québec préconise un mode de financement des écoles qui mettra un levier de premier ordre entre les mains des parents. Il s’agit d’un système de bons d’étude universels comme on le retrouve notamment en Nouvelle-Zélande, au Danemark et en Suède. Au moyen de ce bon d’étude, tout parent d’un enfant inscrit à l’école primaire ou secondaire pourra choisir l’école publique de son quartier, l’école publique du quartier voisin, ou encore l’école privée (OSBL ou à but lucratif) de son choix. Tous les parents recevront le même montant d’argent par enfant inscrit sans égard à l’école choisie. Mentionnons cependant que la valeur du bon sera modulée en fonction du cycle d’études, de la géographie, des difficultés d’apprentissage et d’adaptation des élèves, etc.

Rappelons que le ministère de l’Éducation utilise déjà une formule qui s’apparente aux bons d’étude pour financer les universités et les CEGEP. En effet les étudiants des niveaux postsecondaires ont le choix de leur programme à l’intérieur de ces institutions, lesquelles reçoivent une subvention correspondant au nombre de cours suivis par ces étudiants inscrits dans les programmes à une date donnée. En exerçant ces choix, les étudiants soumettent les institutions universitaires et collégiales à la concurrence.

En effet les bons d’étude universels, offerts à tous les parents, seront de nature à augmenter la qualité des écoles au moyen d’un mécanisme de choix du parent, lequel choix signifie un financement supérieur pour l’école. Il semble évident que les écoles offrant les meilleures formations et celles les mieux adaptées aux besoins des élèves seront choisies plus souvent.

Les enseignants : des professionnels autonomes

Les fonctionnaires du ministère ne prescriront plus les méthodes d’enseignement. Il reviendra aux enseignants, de concert avec les directions d’écoles, d’adopter les méthodes leur apparaissant les plus efficaces. Cette liberté diversifiera l’offre de services éducatifs aux parents.

La formation des enseignants sera revue pour permettre aux directions d’écoles secondaires d’embaucher des diplômés titulaires d’un baccalauréat spécialisé qui auront obtenu un certificat d’un an en pédagogie ou ayant une compétence équivalente. La possibilité de doubler une année sera réintroduite pour chaque année scolaire.

La formation technique au CÉGEP

Nous conserverons les programmes de formation technique et de formation aux adultes. Cependant, la formation générale sera abolie et les étudiants du niveau secondaire suivront dorénavant une sixième année préparatoire au secondaire et une année additionnelle à l’université pour l’enseignement général.

Les directions des CÉGEPS deviendront plus autonomes. Elles seront encouragées à développer des programmes innovateurs conduisant au diplôme d'études collégiales, comme par exemple on l’a déjà fait avec le Bac International.

Des indicateurs de qualité seront conçus et diffusés pour créer de l’émulation entre les CÉGEPS et permettre aux étudiants de choisir leur CÉGEP en meilleure connaissance de cause.

La déréglementation des frais de scolarité des universités

Les droits de scolarité des universités autres que l’Université du Québec seront déréglementés. Les universités du réseau de l’Université du Québec pourront graduellement ajuster leurs frais de scolarité jusqu’à un maximum de 40% des coûts de la formation dans chaque programme ou faculté universitaire. En contrepartie, les programmes de prêts et de bourses seront ajustés pour que les étudiants méritants aient accès aux études supérieures.

Les étudiants libres d’adhérer à une association étudiante

La loi 32 sur l’accréditation et le financement des associations étudiantes sera modifiée de façon à permettre qu’un étudiant puisse décider de ne pas être membre d’une association ou représenté par elle et que dans un tel cas, il ne soit plus obligé de cotiser à l’association.

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